Ghana : Un immigré Chinois arrêté pour le meurtre d’un Ghanéen

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Photo : Citi FM Online

-Jiang Gen Hai, un immigré Chinois, a été arrêté pour le meurtre de Nana Boah, 30 ans

Un tribunal du district de Takoradi a placé en garde à vue, un immigré chinois qui a tué Nana Boah, un exploitant de loto Ghanéen âgé de 30 ans, à Wassa Akropong.

Le tribunal a placer en détention provisoire l’accusé afin de laisser le temps aux enquêteurs de poursuivre l’enquête.

Jiang Gen Hai, a abattu Nana Boah, qui avait accompagné son ami, un plombier, pour demander son salaire pour les services qu’il lui avait rendu.

Nana Boah aurait été tué par balles suite à une dispute sur le refus du chinois de payer 150 Cédi ghanéen (30 euros) que lui avait facturé le plombier.

Jiang Gen Hai a été arrêté par la police et a été ensuite transféré au commandement de la police régionale de l’Ouest à Sekondi.

La police confirme qu’il sera accusé de meurtre, et doit réapparaitre devant le tribunal le 26 octobre 2017.

Le meurtre de Nana Boah a mis en colère les locaux. Environ 14 voitures appartenant aux chinois, ainsi que leur commerces et propriétés ont été brulés.

La police a dû reloger environ 48 immigrés chinois à la suite des émeutes.

Photo : Citi FM Online

Les tensions déjà existantes entre les locaux et chinois se sont ravivées en raison de l’implication de la Chine dans l’exploitation minière illégale.

Un jeune s’est exprimé à Citi News, a déclaré ne pas comprendre l’attitude des militaires et de la police.

« Le problème est que notre frère a été tué. Nous ne comprenons pas. Nous le voyons comme une modernisation du commerce des esclaves. Nous sommes dans notre pays, mais nous sommes encore sous le commerce des esclaves. Les chinois ont modernisé le commerce des esclaves. »

« Ils viennent de leur pays tuer notre frère ici, et les militaires et la police protègent encore les chinois qui sont très mauvais et nous ne comprenons pas. »

Il a également demandé pour quelles raisons le personnel de sécurité les empêchait de « se venger » après la mort de l’un des leurs ce vendredi.

« Ils les protègent et nous ne voulons pas cela. Nous voulons tous les chinois loin d’Akropong. C’est tous ce que nous voulons. Nous ne voulons plus de chinois à Akropong. Nous en avons marre d’eux. Ils devraient retourner dans leur pays d’origine. »

Quatre autres chinois ont été arrêtés suite à l’incident dont Chu Chan Jun, 34 ans, Li Ju, 33 ans, Su Soglan, 46 ans et Jan Gi Hi, 49 ans.