Kemi Seba arrêté puis expulsé de la Guinée

Photo : Alpha Condé, président de la Guinée

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Kemi Seba a été arrêté à l’aéroport de Conakry en Guinée alors qu’il était en tournée dans la pays.

Le staff de Kemi Seba qui est le président de l’ONG Panafricanistes, a publié un communiqué sur Facebook.

Alpha Condé fait arrêter Kémi Seba à l’aéroport Gbessia de Conakry.

Dans le cadre de sa tournée politique « le pouvoir au peuple » aux cotés de toutes les forces vives de la société civile guinéenne , le révolutionnaire panafricaniste était attendu ce jour à Conakry.

Nous apprenons par nos équipes sur place qu’une unité militaire est montée à bord du vol empêchant KS de quitter l’avion et rejoindre le peuple guinéen venue en masse pour l’accueillir. Pour l’heure nous ne disposons d’aucune information supplémentaire sur la situation ni même son lieu de détention. Nous appelons donc à la prudence et à la plus grande vigilance. Le Staff URPANAF

Kemi Seba se rendait à Conakry le 02 mars dans le cadre de sa tournée politique de lutte contre la corruption et la justice sociale.

L’activiste a été expulsé de la Guinée Conakry par le gouvernement suivant son arrestation à l’aéroport.

Je viens d’arriver à Cotonou, suite à mon expulsion du sol guinéen, alors qu’une foule de jeunes panafricanistes m’attendaient à l’aéroport de Conakry.

Je devais y parler de bonne gouvernance, de lutte contre la corruption et surtout de JUSTICE SOCIALE (car il n’est pas normal que la majorité du peuple vive en dessous du seuil de pauvreté pendant que les dirigeants du pays sont millionnaires en dollars).

Le PRESIDENT ALPHA CONDE, qui autorise dans le même temps les narcotrafiquants à fouler le sol de son pays, m’a fait interdire l’accès au territoire, au motif (selon les mots-mêmes des militaires qui m’ont arrêté) que mes conférences politiques (pourtant PACIFIQUES), risqueraient (PRÉTENDUMENT) de créer des troubles à l’ordre public, considérant que la jeunesse guinéenne (et plus globalement africaine) supporte chaleureusement le combat politique de souveraineté populaire que je mène au quotidien au péril de mes libertés individuelles.

Ce président (anti-démocratique), champion de la corruption, (qui jouait frauduleusement, ces derniers mois, le panafricaniste, pour faire taire une jeunesse guinéenne qui grognait face à toutes les dérives dictatoriales du pouvoir) vient une nouvelle fois de faire tomber le masque, et illustre une réalité précise: le néocolonialisme ne tombera pas seulement en luttant contre l’impérialisme occidental.

Il tombera aussi en luttant politiquement, démocratiquement, et pacifiquement, contre ces prédateurs africains qui occupent ces postes de chefs de l’Etat.

Je souffre pour notre Afrique. Mais il faudra me TUER pour me mettre à terre ou me faire taire. Je ne suis pas de la race de ceux qu’on musèle. LE COMBAT S’ACCENTUE.

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